Biographie » M. Alain ROUSSEAUX

Alain Rousseaux est né en 1947 en Charente.
Dés 1967, alors qu’il s’oriente vers le domaine médical, deux rencontres vont modifier et décider de son chemin de vie :

  • un ouvrage : Les lois de la vie saine du Dr Paul Carton édité en 1922
  • une personnalité : Pierre Valentin Marchesseau qui collabore à l’Académie Desbonnet située au 48, rue du Faubourg Poissonnière à Paris 10ème.

Le choix d’une vie

La révélation

La santé n’est pas l’absence de maladie, mais s’entretient et se développe par une hygiène de vie qui respecte les lois biologiques. La santé s’oppose alors à la maladie.

La prise de conscience

Il existe une science qui puise ses racines dans toutes les médecines traditionnelles, pour optimiser la santé. Le monde occidental détient en ce domaine une extraordinaire richesse avec les tablettes sumériennes, les papyrus égyptiens, la doctrine d’Hippocrate, les textes de Galien, les écrits d’Avicenne.

Les moyens

Comment s’imprégner de cette pensée ? De très nombreux ouvrages existent et les références sont nombreuses pour celui qui cherche. Ainsi, au fil des lectures (L. Rancoule, G. et H. Durville, P. Carton, G. Knap, H. Lindlahr, H.M. Shelton et J.C. Thompson) et des rencontres essentielles (H.G. Geffroy, R. Dextreit, J. M. Brunet, R. Barbeau, A. Schatz, B. Jensen,   L. Ferrandiz, I. Colucci, J. Deck, A. Van Lysbeth, B.K.S. Iyengar, J. Choisel,) vont renforcer cette vision encore marginale à l’époque : l’absence de maladie n’implique pas obligatoirement la santé.

La conviction

Comment et où apprendre pour devenir un « promoteur » de la santé ?

La rencontre fortuite de P.V. Marchesseau ouvre des horizons. Alors que la faculté de médecine n’enseigne que le dépistage de la maladie et son traitement symptomatique, P.V. Marchesseau qui entretient des relations avec les pays anglo-saxons et particulièrement l’Amérique du Nord, l’orientera vers le Collège des Naturopathes du Québec qui défend la tradition hippocratique bien qu’imprégnée des courants européens et américains.

 Un Doctorat en Naturopathie (D.N. Québec) récompensera ses études mais ne sera qu’une étape dans la découverte de ce vaste domaine.

La naturopathie en France dans les années 1970

La mise en place des fondations.

  • 1970, Alain Rousseaux collabore avec P.V. Marchesseau pour dynamiser le courant de médecine naturelle amorcé au début de XXème siècle par les médecins naturistes. Une organisation se met progressivement en place avec la création d’une association (loi de 1901), la Fédération Française de Naturopathie.
  • 1972 – Publication d’une revue « Hygiène et Médecine Naturelle »
  • 1973 – Déclaration au rectorat de Paris d’un centre de formation en naturopathie, l’Institut d’Hygiène Naturelle dont Alain Rousseaux est directeur et responsable de l’enseignement.
  • de 1973 à 1983 Alain Rousseaux, en collaboration avec P.V. Marchesseau, ira à la rencontre du public en organisant de très nombreuses conférences (environ 90 par an) dans toutes les régions de France, dont les thèmes seront toujours de permettre une meilleure connaissance de la naturopathie et de l’hygiène vitale.

Chaque conférence fait l’objet d’un fascicule qui alimente une collection qui, en 1983, compte 51 ouvrages.

Chaque année, la Fédération Française de Naturopathie proposera, sur 2 jours, un congrès qui réunira jusqu’à 800 participants. Alain Rousseaux en est l’organisateur et le principal animateur en collaboration avec P.V. Marchesseau.

Une collaboration d’exception

Le duo Marchesseau- Rousseaux est la clé du succès qui a permis en une dizaine d’années d’imposer le concept de la naturopathie et ainsi, de modifier le paysage médical français.

P.V. Marchesseau, né à Bizerte en 1911, représente la richesse du passé avec ses idées générales, ses réflexions philosophiques sur la vie, sa vision globale de l’être humain, ses rencontres avec les précurseurs.

Alain Rousseaux c’est l’enthousiasme et l’avenir avec ses convictions profondes, ses connaissances, sa rigueur scientifique, sa maîtrise des techniques naturopathiques et sa particularité à expliquer très simplement les choses compliquées.

Grâce à cette équipe d’exception, des dizaines de milliers de français découvriront les lois biologiques nécessaires à l’entretien de la santé et des centaines d’élèves, au sein de l’Institut d’Hygiène Naturelle, apprendront la naturopathie et ses techniques.

Nombreux sont les professionnels de la santé connus qui ont fréquenté cette école : Daniel Kieffer, Christopher Vasey, Pierre Franchomme, Jean-Louis Garillon, Jean-Louis Abrassart, Daniel Pénoël, Jacques Paltz, Gérard Edde, Marc Lecoq, Christian Brun…

1983 verra la fin de cette longue collaboration qui a permis de donner à la naturopathie ses lettres de noblesse et de déclencher une réflexion sur la santé et la maladie initialisant le concept de médecine douce ou alternative qui ne cessera de se développer.

Un tournant vital historique

Courant 1983 redéploiement des stratégies

– ouverture d’un centre de naturopathie à Paris.

Cette création suscite curiosité et méfiance, car aucune référence n’existe en ce domaine. Cependant, Alain Rousseaux reste convaincu que la théorie est insuffisante et qu’il faut offrir au public les moyens pour entretenir ou retrouver sa santé.

Il ne s’agit pas de proposer un panel de prestations que le sujet choisit à sa guise selon ses goûts ou ses envies, mais de le guider et de le prendre en charge afin de l’orienter vers les soins les plus adaptés à ses besoins.

Cette approche ne peut être réalisée qu’à partir d’un bilan de vitalité, technique très élaborée qui permet de définir les organes forts et faibles, les dysfonctionnements, la manière dont le sujet gère ses ressources vitales et les étapes nécessaires à un retour à la vraie santé.

Parallèlement, un programme d’hygiène de vie encadre les soins, le sujet comprend les raisons de ses souffrances et participe activement au retour de son mieux-être.

C’est au cœur de Paris, dans un îlot de verdure et de calme, que va naître et se développer l’Institut Alain Rousseaux.

Les thérapeutes, tous formés à la naturopathie, connaissent parfaitement les techniques de soins et peuvent répondre avec précision aux questions des patients en expliquant les modes d’action et leurs finalités. Il est donc proposé simultanément un accompagnement et une éducation à la santé afin que chacun devienne l’acteur de sa propre santé.

• 1983 – Déclaration d’une association loi 1901 : l’Institut d’Hygiène Vitale qui, quelques années plus tard deviendra l’APHN (Association pour l’enseignement et la diffusion de l’Hygiène Vitale et de la Naturopathie). Au sein de cette association se côtoient, à l’époque, élèves, anciens élèves et professionnels formés par l’Institut Alain Rousseaux.

• 1984 – Déclaration d’un organisme de formation professionnelle préparant au certificat d’Hygiéniste – Educateur de Santé et au titre de Praticien de Santé – Naturopathe.

Assisté d’une équipe de formateurs réputés dans leur spécialité, Alain Rousseaux transmet, à travers cet enseignement, ses connaissances, son expérience professionnelle mais aussi sa compétence.

• 1985 – Création de la FENAHMAN « Fédération Nationale d’Hygiène et de Médecines Alternatives Naturelles »

Alain Rousseaux en est un des membres fondateurs au côté d’André Roux et, assume toujours des responsabilités au sein de cette association qui a pour vocation de définir la place de la naturopathie et le rôle des Praticiens de Santé dans le contexte médical français et européen.

Alain Rousseaux a très largement collaboré à toutes les démarches et travaux entrepris :

– charte de la naturopathie

– code de déontologie

– livre blanc dont une synthèse a été remise à l’ensemble des responsables politiques

– stratégie avec l’appui de juristes pour inscrire la naturopathie dans les orientations de l’OMS

    – alignement des cursus d’enseignement sur les critères européens

La FENAHMAN est actuellement le seul interlocuteur accepté par les pouvoirs publics, elle est une référence pour les médias et pour tous ceux qui s’intéressent à la naturopathie.

L’homme public

La connaissance de la naturopathie n’a pu se réaliser que par une information progressive qui s’est adressée en priorité aux consommateurs avant que les médias ne s’y intéressent.

Enfin, des échanges professionnels entre toutes les formes médicales ont permis aux pouvoirs publics (OMS) de considérer la naturopathie comme une pratique non conventionnelle et d’inscrire le Praticiens de Santé – Naturopathe dans la nomenclature des métiers de l’URSSAF, des caisses de retraite et de l’administration fiscale.

Toutefois, la France reste un des derniers pays d’Europe qui n’a pas intégré légalement la naturopathie dans le système de santé français.

Alain Rousseaux a très largement contribué à cette évolution par :

  • de très nombreuses conférences (environ 1 500) développant une centaine de thèmes différents.
  • des participations, en tant que conférencier, médiateur ou auditeur, à des congrès professionnels ou grand public, à des colloques, à des plateformes d’échanges entre professionnels de toutes tendances médicales.
  • des consultations privées (30 000 patients).
  • des émissions de radio.
  • des interviews dans la presse et des reportages sur le centre de naturopathie (soins ou enseignement).
  • en tant que consultant dans le domaine des médecines non conventionnelles pour les encyclopédies Larousse, Larousse médical, Robert, Quid.
  • la publication d’un ouvrage : Comment conserver ou retrouver la santé par le sauna.

Du statut de pionnier à la référence

Une expérience unique en 40 ans

La naturopathie sera la médecine du futur car elle est holistique, respectueuse de l’être et de son environnement, responsabilisante, éducative et préventive. C’est la seule qui permet réellement de développer la santé.

Projections

Bien qu’ayant progressivement, entre 2008 et 2011, cessé ses activités professionnelles : centre de soins, enseignement, consultations, Alain Rousseaux continuera à apporter son soutien et ses compétences à toutes les

initiatives  (congrès, conférences, cours…) qui visent à développer la santé dans le respect de l’individu et de son environnement écologique.

Le chemin tracé depuis 40 ans, se prolonge à travers une nouvelle école l’Institut Supérieur de Naturopathie (ISUPNAT), au sein de laquelle il  partage un savoir et une expérience professionnelle.

Déjà riche des connaissances acquises au cours de ses nombreux voyages (Afrique, Amériques, Asie) il souhaite poursuivre cette voie, aller à la rencontre des peuples et de leurs traditions médicales, mieux connaître leur environnement pour comprendre leurs attitudes comportementale, culturelle et philosophique face à la santé et à la maladie.

Enfin libéré de ses activités professionnelles très denses, l’heure est venue de « prendre du temps pour soi » : voyages, lectures, réflexion, échanges, méditation, c’est-à-dire vivre et «cultiver son jardin ».